Rapport Bergier : La révolution orange des petits Suisses

A vingt ans de distance, la plaie ouverte qui nous sert de média public trouve encore le moyen de célébrer cette pathétique et lamentable tentative de complaire à tous les sanhédrins américano-mondiaux de France et de Navarre que fut le rapport Bergier, de funeste et, surtout, très incomplète mémoire. Heure sombre s’il en fut, qui vit un quarteron de traîtres préférer sacrifier un honneur qui n’était pas le leur plutôt que de perdre des banques qui étaient bien les nôtres et qu’ils ont bien fini par solder tout de même.

Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Le citoyen confédéré doit passer des semaines d’interrogatoire pour convaincre la première Raiffeisen du coin que, non, son lardon du cru, démoulé du jour, autochtone depuis au moins sept siècles, n’est pas une “US person”. Nous voilà  encore rentrés, à coups de pompe dans l’oigne, après avoir voté contre tous les dix ans depuis trente ans, dans le manège atlantiste des Etats-Unis d’Europe et contraints, à l’inverse de nos intérêts, de priver d’excellents clients des joies subtiles d’un morceau de Gruyère ou d’un verre de fendant sur un mouvement de tête de Leurs Excellences de Washington. Bien malin, également, qui saura dire ce qu’il est réellement advenu du fameux “fonds de compensation”… Ce sont revenus que vent emporte et il ventait devant ma porte.

La Suisse était, elle n’est plus. Il n’y a pas de grand-places où manifester, où faire semblant de prendre pour cible un BHL dépoitraillé, la mèche au vent, tout s’est fait dans le secret de ce qui fait l’essence même des peuples et des nations – et je parle ici des nations confédérées – l’histoire. Ils ont tué notre mémoire pour capturer notre pays.


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