Le vent des peuples

L’ingénierie sociale est, la plupart du temps, une solution de facilité destinée à fonctionner essentiellement par temps de frigos pleins.

Dès le confort des masses à peine écorné, la logique des peuples retourne de l’ennui à la dépression pour déboucher inévitablement sur la colère. Certes, elle est longue à venir à l’ère de la dopamine digitale, mais elle est là, qui gronde et qui sommeille, évidente comme un argument de vente pour assurance anti-sismique.

Le problème en Suisse est que tout le substrat publicitaire est rédigé en Germanie par des casques à boulons persuadés qu’il suffit de traduire les platitudes de leurs pensées carrées pour atteindre les subtilités de l’esprit français. Raison pour laquelle ce régime commence sérieusement à lasser par sa communication lénifiante empâtée de saxonisme durenmattien. En clair, on est fatigué d’être pris pour ce qu’on est.


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