Ce vote contre la liberté

Le monde regardait, la ‘Suisse’ n’a su que faire l’étalage de sa docilité. Docilité servile à l’air du temps qui suffit à prouver qu’avec la bonne désinformation, la démocratie n’est plus qu’une dictature comme une autre.

Et voilà ce petit gouvernement suburbain, ordonnant par arrêtés dans le zéphyr des médias unanimes, marqué de l’onction suprême de la bénédiction populaire et libre désormais de continuer le plan de soumission de tous les réticents. Les prochaines semaines dévoileront ce qu’il peut rester de ces trois derniers siècles de grandiloquence quant aux droits inaliénables de l’homme à la liberté.

Soyons justes, la situation fut moins grave ici qu’elle ne le fut ailleurs, les décisions moins extrêmes, mais pourtant, déjà, la liberté, celle dont le nom s’inscrit sur les murs des cités, n’est plus. Déjà la limite est franchie. Reste à savoir si celle de l’intégrité physique propre, de la vaccination obligatoire, sera violée au bénéfice du blanc-seing qui vient d’être promulgué. Dans ce cas, alors, à l’horizon du vaste goulag digital qui menace d’enserrer l’humanité, l’obéissance ne sera plus possible et mourir debout deviendra plus léger que tout.

Adrien de Riedmatten